Lettre I. — Les Latins et les Germains
Curiosité que la situation des pays occidentaux inspire aujourd’hui à l’Orient. — Difficulté de se rendre compte de cette situation. — Diversité des races, des langues et des religions dans le même État. — Principaux groupes de l’Occident. — Les Latins et les Germains. — Tendances et idées essentiellement différentes. — Haines nationales. — Vœu pour la réconciliation des Latins et des Germains.
Lettre II. — Le moyen âge, la réforme et la renaissance
Invasion des Barbares. — Droit matrimonial germanique. — Rôle de l’Église romaine. — Les Pères misogynes. — Embarras de l’Église. — L’égalité de la femme devant Dieu. — Comment l’Église la pratique dans les couvents. — L’homme « espèce inférieure » à Fontevrault. — Infériorité de la femme dans la famille. — Tentative de transformer l’univers en couvent. — Réaction du génie germanique : la réforme. — Réaction du génie latin : la renaissance. — Influence permanente de l’hellénisme en Occident. — L’amour platonique en Italie. — Dante et Béatrice. — Pétrarque et Laure. — Michel-Ange et Vittoria Colonna. — Lutte de l’Espagne contre la Renaissance. — La séquestration des femmes. — Le gynécée occidental et le couvent. — Virginie de Leyva. — La Renaissance succombe en Italie. — L’intervention de la France empêche la ruine intellectuelle de la société latine.
Lettre III. — Les Françaises sous le règne des Bourbons
Lutte de l’esprit français, inspiré par l’hellénisme, contre les tendances espagnoles. — Gassendi et ses amis. — Molière considéré comme organe de la Renaissance. — Il discrédite la séquestration et les théories de l’Espagne sur « l’honneur » du mari. — En quoi Molière s’écarte des idées des grands Toscans. — Il est disciple de la Renaissance, sans être partisan de Platon. — Ses attaques contre l’amour platonique : les Femmes savantes. — Protestation d’un platonicien catholique en faveur de l’instruction des femmes : Fénelon et l’Éducation des filles. — Les jansénistes s’unissent aux épicuriens pour défendre la thèse opposée. — Boileau et la Satire contre les femmes. — Rôles des femmes dans les sectes françaises. — Madame Guyon et Jacqueline Pascal. — M. Cousin historien des Françaises du XVIIe siècle. — Les luttes des sectes et le progrès des lumières amènent la décadence du catholicisme en France. — Les femmes philosophes au XVIIIe siècle. — Mesdames du Chastelet, d’Épinay, du Deffant. — Les femmes et le roman. — Mesdames de La Fayette, de Graffigny, de Tencin. — Idées des philosophes sur la condition des femmes. — L’école constitutionnelle et l’école républicaine d’accord contre le sexe féminin. — Généreuses protestations des voltairiens contre les théories dictatoriales de J.-J. Rousseau. — Beaumarchais et les Noces de Figaro. — Études de M. Sainte-Beuve sur les femmes du dernier siècle.
Lettre IV. — Les Françaises de la révolution et de l’empire
Travaux de MM. Lairtuillier, Michelet et Jourdan sur les femmes de la révolution. — Mesdames Roland et de Condorcet. — Les Françaises ont-elles fait échouer le mouvement de 89 ? — Divisions des chefs de la révolution sur la condition des femmes. — Les voltairiens continuent de leur être favorables. — Théories de Sieyès et de Condorcet. — Opposition des disciples de Rousseau et de Diderot à ces théories. — Idées dictatoriales de Robespierre et de Danton. — La dictature militaire succède à l’omnipotence des assemblées. — Le code Napoléon. — L’autocratie dans la famille et dans l’État. — L’empereur des Français disciple de saint Augustin. — Les Gauloises et les Françaises. — Orthodoxie incomplète de Napoléon. — Le divorce sous la République et sous l’Empire. — Divorce de Napoléon. — Napoléon et son « auguste prédécesseur. » — Il est avec le ciel des accommodements. — Lutte de madame de Staël contre le pouvoir absolu.
Lettre V. — Les Françaises de la restauration
Abolition du divorce. — Le livre du vicomte de Bonald. — Renaissance du règne des favorites. — Louis XVIII et madame du Cayla. — Souvenirs d’un séjour à Venise. — Madame la duchesse d’Angoulême ou les Bourbons de France. — Le « seul homme de la famille. » — Madame la duchesse de Berry ou les Bourbons de Naples. — Madame à Paris, en Vendée et dans l’exil. — Un beau-père et un oncle. — La chute de Charles X et d’Alexandre X Ghika. — Madame la comtesse de Chambord. — Madame la duchesse de Parme. — Le comte et la comtesse de Montemolin ou les Bourbons d’Espagne. — Ferdinand VII, l’infante Carlotta et la reine Marie-Christine. — Supériorité des femmes sur les hommes dans la famille des Bourbons.
Lettre VI. — Les Françaises sous le règne de Louis-Philippe
Rôle énergique de mademoiselle Adélaïde d’Orléans dans deux révolutions. — L’Égérie du roi des Français. — La régence est enlevée aux femmes. — Figaro conservateur. — La monarchie constitutionnelle mourant avec mademoiselle Adélaïde. — Louise d’Orléans, reine des Belges. — La princesse Marie d’Orléans, duchesse de Wurtemberg. — La duchesse Hélène d’Orléans. — Intervention des femmes dans la politique. — Madame G. Sand, à la Revue des Deux Mondes. — Madame E. de Girardin et madame D. Stern, à la Presse. — Apparition du saint-simonisme dans le roman. — Indiana et Valentine. — Romans socialistes de madame G. Sand. — Origine du socialisme français. — Le fouriérisme. — Rôle assigné à la femme par Charles Fourier. — La « femme libre. » — Le mariage en septième période. — Le saint-simonisme. — Manifeste du 1er octobre 1830. — Divisions des saint-simoniens sur la question du mariage. — MM. Enfantin et Bazard. — Proclamation de M. Enfantin à ses « chers enfants. » — Fin de la prédication saint-simonienne. — Les femmes saint-simoniennes. — Aventures de Claire Démar. — Développement plus paisible du fouriérisme. — M. Considérant et la Démocratie pacifique. — Mademoiselle Gatti de Gamond. — Prédications de Flora Tristan. — Réaction en faveur du mariage au sein du communisme. — Un schisme en Icarie.
Lettre VII. — Les Françaises de la seconde république
Prospérité passagère du socialisme. — Les femmes dans les clubs et dans la presse. — Madame Niboyet et la Voix des femmes. — Dispositions diverses des républicains en présence de ces manifestations. — M. P. Leroux les défend. — Mme G. Sand entre activement dans ce mouvement. — Ses rapports avec les chefs du parti républicain. — Elle irrite la bourgeoisie, la noblesse et une fraction du parti socialiste. — Antipathie de M. Proudhon pour les doctrines de Mme G. Sand. — Opposition non moins vive de Comte. — Les libéraux éclairés évitent les exagérations des socialistes et des misogynes. — M. E. Legouvé et son cours au collége de France. — La question transportée sur le terrain du droit. — Travaux antérieurs de M. E. Laboulaye. — Plan de réforme de la législation française par M. Legouvé. — De l’intervention des femmes dans la politique.
Lettre VIII. — Les Françaises sous le règne de Napoléon III
Réaction contre les systèmes socialistes et discrédit des idées libérales. — Continuation de la controverse sur la condition des femmes. — A. Comte suit la ligne de Cabet. — M. E. de Girardin défend, au contraire, l’équivalence des sexes. — La Liberté dans le mariage. — MM. Michelet et Proudhon combattent les idées de M. de Girardin. — L’Amour, la Femme et la Sorcière, de M. Michelet. — Système politique de M. Proudhon. — Persévérance de ses opinions sur la condition des femmes. — Sa correspondance avec madame d’Héricourt. — Le livre de la Justice. — Théories de M. Proudhon sur l’amour et le mariage. — Histoire du mariage depuis les Romains jusqu’à nos jours. — Le mariage, avili par l’Église, doit être réhabilité et purifié par la révolution. — Cette régénération ne doit point changer la condition de la femme. — M. Proudhon justifie la subordination qu’il lui impose. — Infériorité physique, intellectuelle et morale de la femme. — Les femmes célèbres prouvent elles-mêmes l’infériorité de leur sexe. — Charlotte Corday, mesdames Roland, de Staël, Necker de Saussure et G. Sand au tribunal de M. Proudhon. — M. Proudhon se refuse à reconnaître l’équivalence des sexes dans l’intérêt de la justice. — Concessions de M. Proudhon. — Ses adversaires : mesdames F. d’Héricourt et J. Lamber. — M. E. Chantepie, partisan de l’amour et adversaire de la dot. — M. L. A. Martin et l’Histoire de la femme fournissant des arguments contre M. Proudhon. — M. L. Jourdan et les Femmes devant l’échafaud. — M. L. Jourdan expose les véritables conclusions du libéralisme français. — Attitude du gouvernement impérial.
Lettre IX. — Examen de quelques théories françaises
État de la controverse depuis la Renaissance. — La femme tour à tour supérieure et inférieure à l’homme. — Situation des démocrates partisans de l’infériorité. — Leurs arguments adoptés par les partisans du système féodal. — Analogie entre leur polémique et celle des cléricaux contre les philosophes. — Réponses des défenseurs de la supériorité aux partisans de l’infériorité. — « Ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. » — Examen des arguments physiologiques. — La « crise sacrée. » — Idées ridicules des anciens et des théologiens sur ce phénomène. — Son véritable caractère d’après la science moderne. — Son influence salutaire sur la santé de la femme. — Crises nullement sacrées de la vie masculine. — Arguments psychologiques contre la femme. — La femme et le « vilain » du moyen âge. — La femme et la métaphysique. — Les femmes et la science. — La capacité politique. — Huit rois et huit reines. — La frivolité des femmes. — Idées sérieuses de M. Joseph Prudent Prudhomme. — La mère est-elle inférieure au père ? — Théories physiologiques de la théocratie hindoue et catholique. — Protestations des savants. — Conclusions. — L’infériorité de la femme contraire aux principes de 1789. — Causes de l’hostilité manifestée contre la femme par une fraction de l’école démocratique. — Peut-on rendre les Françaises responsables des erreurs et des fautes du « sexe fort ? »
Lettre X. — Condition civile des Françaises
Bienveillance du code Napoléon pour les filles. — Lacune de la législation en matière de séduction. — La femme mineure dans le mariage. — Divers régimes. — Origine de la communauté. — Imperfection de ce régime. — Pouvoir du mari sur la personne de la femme. — L’absolutisme enfantant toujours la révolte. — Preuves fournies par la France moderne et par les « siècles de foi. » — Législation sur l’adultère contraire au principe d’égalité. — Le code Napoléon inférieur sur ce point aux Pères de l’Église. — Le divorce empêche plus d’abus que les lois draconniennes. — Vues étranges de quelques démocrates français sur le divorce. — La législation française et la législation russe. — Les impératrices de Russie considérées comme législateurs. — Catherine Ire et Anne. — Élisabeth et l’abolition de la peine de mort. — Catherine II et l’abolition de la torture. — Codes de Nicolas Ier. — Les statuts organiques. — Les impératrices. — Les régentes. — Législation civile. — L’épouse administrant librement et complétement ses biens.
Lettre XI. — Les Françaises et l’Église
L’Église et les nonnes. — Les couvents de Lyon et de Paris. — Les religieuses cloîtrées. — Les carmélites. — Le Carmel en Orient et en Espagne. — Sainte Thérèse et une théorie de M. Deschanel. — M. Maury et les nonnes hystériques. — Les carmélites en France. — Madame Acarie. — Les saignées et les prisons monastiques. — Les ursulines. — Une visite au tombeau de sainte Ursule et des 11,000 vierges. — Comment se faisaient les saints au moyen âge. — Première entrevue avec les ursulines. — L’instruction et l’éducation dans les couvents. — Les visitandines. — Saint François de Sales et sainte Chantal. — La bienheureuse Marie Alacoque et le sacré cœur. — Vert-vert et les visitandines. — Les religieuses non cloîtrées. — Les sœurs de charité. — Saint Vincent de Paul et Louise de Marillac. — L’idéalisation des sœurs de charité et l’histoire. — Conséquences du célibat monacal dans les États méridionaux de l’Occident. — Les sœurs de charité et Carolina Chisholm. — La population de la France et les couvents. — Les directeurs des sœurs de charité. — Tendances des lazaristes. — Adroite tactique du jésuitisme. — Les sacrifices des sœurs de charité. — La beauté, la jeunesse et la noblesse au couvent. — Le courage monastique et la bravoure française. — Perpétuité de l’esprit du moyen âge dans les couvents. — Les hallucinations des nonnes. — La sœur Anne-Catherine-Emmerich et ses historiens. — La passion du Christ et la vie de la Vierge. — Progrès de la superstition en Occident. — La stigmatisée de Draguignan. — Condition civile des nonnes françaises sous les divers gouvernements. — Le tiers-ordre chez les dominicains et les franciscains. — Les congrégations des jésuites. — Les 8,000 associations françaises. — Les richesses des moines et des nonnes. — Leur situation financière sous Louis XVIII, Charles X, Louis Philippe et Napoléon III. — Influence des nonnes dans l’éducation. — Statistique des écoles monastiques. — La moralité des couvents. — Les nonnes et les institutrices laïques. — L’Église et les Françaises des derniers temps. — L’aristocratie. — La bourgeoisie. — Les paysannes. — Les agriculteurs sous le « grand roi » et depuis 1789. — Efforts que fait l’Église pour entraver l’instruction primaire. — L’instruction primaire en France. — La loi Guizot et la loi Falloux. — L’institutrice et le « morceau de pain. » — Des objections qu’on oppose en France à l’instruction primaire obligatoire.
Lettre XII. — Les Françaises et le travail
L’aristocratie française. — La noblesse campagnarde. — La noblesse de l’Ouest. — La vie des châtelaines. — Curieuses variétés provinciales. — Les peintres de la vie de province. — Mesdames C. Reybaud et L. Figuier. — Rude existence des paysannes. — La noblesse des villes. — Les Parisiennes. — Comment on vit « noblement. » — Les existences actives du faubourg Saint-Germain. — Les Parisiennes aux champs et aux eaux. — Les femmes de lettres de l’aristocratie et de la bourgeoisie. — Les auteurs dramatiques. — Madame de Girardin. — Madame d’Altenheim. — Madame Ancelot. — Madame G. Sand. — Madame de Bawr. — Les poètes. — Madame L. Colet. — Madame Desbordes-Valmore. — Madame Tastu. — Les historiens. — Madame D. Stern. — Mademoiselle Bader. — Mademoiselle de Marchef-Girard. — Les voyages. — Madame L. d’Aunet. — Madame Hommaire de Hell. — La pédagogie. — Madame Guizot. — Mademoiselle Ulliac-Trémadeure. — Madame Pape-Carpentier. — Les Françaises dans l’enseignement. — Les examens. — Le corps enseignant. — Les artistes. — Les peintres. — Madame Lebrun. — Mademoiselle Rosa Bonheur. — Mesdames Juillerat, Brune, Debay, Rude, de Mirbel, Mutel, Herbelin. — Les sculpteurs. — Marie d’Orléans. — Madame Lefèvre-Deumier. — Mademoiselle de Fauveau. — Claude Vignon, sculpteur et romancier. — Le roman. — La musique. — Mademoiselle Bertin. — Madame Lemoine. — L’art dramatique. — La philanthropie. — Mesdames Millet et Mallet. — Le négoce. — Les marchandes. — Triste condition de l’ouvrière.
Lettre XIII. — Les Italiennes
La femme chez les Étrusques et chez les Romains. — Romaines et Athéniennes. — Décadence de la civilisation antique. — Renaissance de la liberté en Italie. — Les Italiennes du moyen âge. — La comtesse Mathilde. — Chinzica. — Adélaïde de Suse. — Éléonora d’Arborea. — Marzia Ubaldini. — Caterina Appiani-Orsini. — Orsina Visconti-Torelli. — Les derniers jours des républiques. — Patriotisme des républicaines. — Les femmes de Pise, de Florence et de Sienne. — Les poetesse du XVIe siècle. — Vittoria Colonna. — Gaspara Stampa. — Veronica Gambara. — Tullia d’Aragona. — Activité littéraire des Italiennes de cette époque. — Les Italiennes protestantes. — Olympia Morata. — Les femmes de Lucques. — L’Italie sous les gouvernements absolus. — Les Italiennes dans les universités. — L’université de Bologne. — Gaetana Agnesi. — Laura Bassi. — Clotilde Tambroni. — Maria Dalle Donne. — L’université de Padoue. — Novella d’Andrea. — Elena Cornaro Piscopia. — L’université de Brescia. — Laura Cereta-Serina. — La Sapienza de Rome et Martha Marchina. — Pellegrina Amoretti et l’université de Pavie. — La Napolitaine. — M. A. Ardinghelli et l’Académie des sciences de Paris. — Apologie des femmes par les Italiennes. — Isotta Nogarola. — Luisa Bergalli. — Lucrezia Pico-Rangoni. — Angelica Tarabotti. — Les artistes. — Madonna Properzia dei Rossi. — Elisabetta Sirani. — Autres peintres de l’école de Bologne. — Premiers symptômes du réveil de l’Italie. — Alfieri et la comtesse d’Albany. — Les républicaines de Gênes et l’insurrection de 1746. — La révolution française. — Chute et rétablissement des Bourbons à Naples. — Supplice d’Éléonora Fonseca et de Luisa di San Felice. — Les insurrections de 1821 et de 1848. — La princesse de Belgiojoso. — Anita Garibaldi. — Emilia Manin. — Les poetesse du XIXe siècle. — Maximina Rosselini. — Madame Laura Mancini. — Giuseppina Turrisi-Colonna. — Giannina Milli et les improvisatrices. — La philosophie. — La marquise Florenzi-Waddington. — Les artistes. — La sculpture. — Marcello. — L’art dramatique. — Madame Ristori. — Les cantatrices. — Obstacle à la renaissance intellectuelle de l’Italie. — Les couvents et les nonnes. — Les nonnes et l’instruction dans les Deux-Siciles, à Rome, en Toscane et en Sardaigne. — Les écoles dans le royaume Lombardo-Vénitien. — Lutte du royaume d’Italie contre la fainéantise monacale et contre l’ignorance. — Puissance des vieilles superstitions. — La patiente de Capriana, ses historiens et la science médicale. — Tentatives faites pour relever la condition des femmes. — Les anciens codes italiens et le code autrichien. — Projet de code civil. — Déclarations libérales du projet. — Objections de MM. Gabba et de Rossi.
Lettre XIV. — Les Espagnoles
Les Ibères. — Les femmes basques. — L’Espagne latine. — Décadence de l’Espagne depuis la mort d’Isabelle Ire. — Anéantissement des franchises espagnoles. — Lutte de Marie de Pacheco contre le despotisme de la maison d’Autriche. — La maison de Bourbon et Napoléon. — Règne et cruautés de Ferdinand VII. — La loi salique en Espagne. — Avénement d’Isabelle II. — Régence de Marie-Christine de Bourbon. — Renaissance de la liberté. — Le règne d’Isabelle II met un terme à la décadence de l’Espagne. — Décrets d’Isabelle contre les couvents d’hommes. — Développement de la civilisation espagnole sous son règne. — Obstacles à la régénération complète de l’Espagne. — Influence des nonnes. — Triste état de l’instruction. — Les femmes de lettres. — Le roman. — Madame Fernan Caballero. — Biographie de F. Caballero. — Ses idées rétrogrades. — Idéalisation du passé et caricature du temps présent. — Flatteries adressées aux vieilles passions nationales. — Intérêt qu’offre l’œuvre de F. Caballero. — F. Caballero comme peintre de la vie andalouse et des femmes espagnoles. — La poésie. — Dona Gertrude Gomez de Avellaneda. — La philosophie mystique. — Sainte Thérèse. — Condition civile des Espagnoles. — Les nonnes en Espagne et dans l’Amérique espagnole. — La mère Agueda et les Carmélites de Lerma.
Lettre XV. — Les Portugaises
Origines et développement de la nationalité portugaise. — Grandeur du Portugal sous la dynastie d’Aviz. — L’esprit d’intolérance ruine le royaume. — Soumission à l’Espagne. — Dynastie de Bragance. — Ministère de Pombal. — Règne de Maria Ire. — Naissance du parti libéral. — Jean VI et la révolution de 1820. — La reine Carlotta et dom Miguel chefs du parti absolutiste. — Pierre IV abdique en faveur de Maria II. — Dom Miguel s’empare du gouvernement. — Chute de l’usurpateur. — Commencement de la régénération du Portugal. — Maria II ferme les couvents. — Progrès accomplis depuis sa mort. — Condition civile des Portugaises. — Coup d’œil sur la race latine. — Condition civile des femmes latines depuis la fondation de Rome jusqu’à Justinien. — Conséquences des invasions en Orient et en Occident. — Renaissance du droit romain dans la société latine. — Idées que les Germains ont de l’avenir de cette société. — Leur opinion sur la vertu des femmes latines. — Objections des médecins, des voyageurs et des jurisconsultes latins. — Danger et puérilité des discussions de ce genre.
Dora d'Istria